Alors que la biodiversité subit une détérioration généralisée au niveau mondial, et dans les régions tropicales en particulier, la protection des gorilles de montagne (gorilla beringei beringei) représente un rare succès.

Un tel succès de conservation est le résultat d’une collaboration intense entre acteurs étatiques, société civile et secteur privé des trois pays hôtes des gorilles de montagne (Ouganda, République Démocratique du Congo (RDC) et Rwanda).  Au cœur de cet effort de conservation se trouve le travail sans relâche de plus d’un millier de Rangers, qui, quotidiennement depuis 40 ans, ont permis d’enclencher un suivi rapproché de l’espèce, avec des efforts de patrouilles continues même au plein cœur des événements les plus violents.

Menaces & Défis

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    L’empiétement

    Pour affronter ces problèmes, l’Alliance Virunga travaille avec les riverains pour développer des pratiques durables pour la création d’énergie et la production agricole, tout en s’efforçant de faire du Parc National des Virunga la fondation de la reconstruction du pays.

    Encroachment: Charcoal Extraction

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    L’empiétement

    La perte d’habitat naturel est une menace qui touche toutes les espèces qui vivent dans le Parc National des Virunga. La production illicite de charbon de bois et l’agriculture itinérante sur brûlis, pratiques employées pour produire de l’énergie et générer des revenus, sont les principales causes de la perte d’habitat. Les nouveaux peuplements des personnes échappant au conflit empiètent aussi sur le territoire des gorilles.

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    Le braconnage
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    Le braconnage

    Bien que le braconnage des gorilles de montagne pour la nourriture ou les médicaments soit extrêmement rare, les gorilles sont malheureusement souvent pris au piège par des collets installés pour attraper de la viande de brousse. Des centaines de pièges sont recensés et retirés par les Rangers dévoués du Parc.

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    Les maladies
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    Les maladies

    Puisqu’ils sont très proches de nous génétiquement, les gorilles sont extrêmement susceptibles aux maladies humaines. C’est pour cela que le Parc a fermé ses portes au public pendant la pandémie d’Ebola récemment; ainsi que durant la pandémie du Coronavirus actuellement; de sorte à ce que les gorilles soient protégés autant que possible. Les gorilles qui tombent malades sont suivis et traités par le personnel vétérinaire du Parc afin d’éviter que les maladies ne deviennent fatales.

La population était en 2021 estimée à estimée à 350 individus parmi lesquels 225 individus (répartis dans 10 groupes) sont habitués à la présence humaine. Le taux de croissance affiché en RDC est de 4,7% par an. Il dépasse le taux naturel de l’espèce (3%) et témoigne du succès des efforts de conservation mené par les gardes du Parc. Le prochain recensement exhaustif et transfrontalier est envisagé pour 2022.

Ce succès de conservation est le fruit d’une stratégie dite de « conservation extrême » qui implique, au quotidien, un suivi rapproché des individus par des gardes, pisteurs et vétérinaires.

Dans le secteur des gorilles, ce sont environ 2,200 patrouilles qui prennent place par an (six patrouilles tous les jours en moyenne) qui permettent de lutter contre le braconnage et de sécuriser l’habitat. Mis ensemble, au cours des 5 dernières années:

  • Les Rangers ont patrouillé 250,000 km, soit une distance supérieure à la circonférence de la Terre couverte chaque année.
  • Les Rangers ont parcouru 2,500 kilomètres, soit l’équivalent de l’ascension de l’Everest chaque mois.

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